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Plan mobilité des tl

727 signatures pour de vraies négos

La délégation du comité SEV-VPT-tl s’apprête à remettre la pétition à la direction.

727 signatures récoltées en quelques semaines : le message envoyé à la direction des tl est sans équivoque. Ce 24 septembre, une délégation de la section SEV-VPT-tl a remis au dépôt de Perrelet une pétition exigeant l’ouverture de véritables négociations et le retrait de mesures qui pénalisent directement le personnel. Pour les signataires, la transition écologique ne peut pas servir de prétexte à une baisse du pouvoir d’achat.

La colère ne faiblit pas aux Transports publics de la région lausannoise (tl). Le jeudi 24 septembre, le SEV-VPT-tl a remis à la direction une pétition munie de 727 signatures.

Une mobilisation massive et rapide

Un chiffre impressionnant, mais surtout révélateur de l’ampleur du mécontentement. Récolté dans un laps de temps très court, ce soutien montre que la question touche une part importante du personnel et qu’une issue ne peut plus être repoussée.

Pour Aline Zuber, secrétaire syndicale au SEV en charge des tl, « ce résultat constitue un message clair : les travailleuses et travailleurs refusent que les coûts du nouveau plan mobilité soient reportés sur leurs épaules. »

« Favoriser la mobilité douce »... en faisant payer le personnel ?

Le nouveau plan mobilité, entré en vigueur le 1er septembre, est présenté par les tl comme un outil destiné à promouvoir des déplacements plus durables. Mais sur le terrain, de nombreux salarié·es y voient surtout une série de nouvelles charges financières.

Les détenteurs d’un parking « tôt-tard » doivent désormais verser 10 francs par mois, alors même que leurs horaires rendent souvent impossible l’utilisation des transports publics pour les trajets domicile-travail.

Dans le même temps, l’AG FVP de 2e classe, jusqu’ici gratuit pour le personnel, devient payant à hauteur de 170 francs par an.

Aux yeux des signataires, le paradoxe est évident, explique Aline Zuber : « alors que l’entreprise affirme vouloir encourager l’usage des transports publics, elle commence par faire payer davantage celles et ceux qui les exploitent au quotidien. »

Un dossier qui traîne depuis deux ans

Cette nouvelle mobilisation s’inscrit dans la continuité d’un combat engagé de longue date. En 2024 déjà, le SEV avait déposé une première pétition demandant deux choses : de véritables négociations avec le syndicat et un plan mobilité qui ne détériore pas le pouvoir d’achat du personnel.

Si des discussions ont suivi, la direction a toujours refusé de négocier formellement et de conclure un accord. Certaines adaptations ont permis de limiter les effets les plus contestés du projet initial, mais le principe est resté le même : faire participer financièrement les salarié·es.

Face à cette situation, les membres SEV des tl ont rejeté à l’unanimité le nouveau plan mobilité lors de leur assemblée d’automne 2025.

Une question de respect

Pour Manuel José Antunes de Lima, président de la section SEV-tl, « le débat dépasse largement les quelques francs demandés chaque mois. Il s’agit d’une question de reconnaissance et de respect du personnel. Les conductrices, conducteurs et autres catégories professionnelles, rappelle-t-il, assurent chaque jour le fonctionnement du réseau, souvent avec des horaires atypiques ’ tôt-tard ’, des prises de service aux aurores ou des fins de service tard le soir. Beaucoup n’ont pas réellement le choix du mode de déplacement pour rejoindre leur lieu de travail. Dans ces conditions, leur demander de payer davantage pour venir travailler est ressenti comme profondément injuste. »

La balle est dans le camp de la direction

À travers la pétition, les signataires formulent deux revendications simples et claires :

• l’ouverture de véritables négociations entre les tl et le SEV ;

• le retour à la gratuité de l’AG FVP de 2e classe et du stationnement pour le personnel en horaires tôt-tard.

« Avec plus de 700 signatures, la démonstration de force est faite, conclut Aline Zuber. Le personnel a parlé d’une seule voix. Il attend désormais des réponses concrètes et une reprise du dialogue. Reste désormais à savoir si la direction entendra ce signal et acceptera enfin de négocier sérieusement. »

Pour le SEV-VPT-tl, une chose est certaine : la mobilité durable ne se construira pas contre le personnel, mais avec lui. Et certainement pas en lui faisant payer la facture.

Yves Sancey

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