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TransN

Système salarial validé

Initialement, l’objectif était de renouveler la convention collective de travail (CCT) et un système salarial aux Transports publics neuchâtelois (TransN) pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2026. « En raison des changements à l’intérieur de la direction et d’une période sans direction ni ressources humaines, nous n’avons pas pu avancer comme on le voulait », explique Jean‑Pierre Etique du SEV. Le report des négociations au 1er janvier 2027 a été accepté par l’assemblée générale, moyennant une compensation financière sous la forme d’une « prime de patience. »

Les discussions sur le système salarial ont ensuite été menées à un rythme soutenu. « On a mis le turbo, on a négocié presque toutes les deux semaines pendant cinq mois », souligne le secrétaire syndical. L’enjeu était clair : corriger des inégalités historiques et améliorer l’attractivité des fonctions les plus mal rémunérées. Le nouveau système prévoit une revalorisation généralisée : les classes salariales les plus basses (2 à 7) disparaissent et l’ensemble du personnel concerné est repositionné dans des classes supérieures, avec de meilleures perspectives d’évolution grâce au système des échelons. « Ça leur permet vraiment d’avoir des perspectives salariales », insiste Etique.

Pour les conductrices et conducteurs de bus, le résultat est particulièrement tangible : cette fonction gagne deux classes salariales. Les mécanicien·nes de locomotive VE gagnent trois à quatre classes, et les fonctions techniques et de maintenance classées en 9, bénéficient également d’un repositionnement vers le haut. Un principe, auquel le syndicat était attaché, a guidé toute la négociation : « Ne laisser personne au bord de la route ». Même lorsque des promesses d’augmentations avaient été faites de manière unilatérale par l’ancienne direction, le SEV a refusé toute baisse de salaire ou retrait d’acquis.

D’autres améliorations figurent dans le paquet adopté : hausse de l’indemnité du dimanche et de nuit, harmonisation des indemnités pour la suppression des congés planifiés. Grâce à l’excellent travail de la délégation de négociation, « le maximum de ce qu’il était possible d’obtenir sans mettre en danger le futur financier de l’entreprise a été obtenu », indique Laurent Juillerat, co-président de la section SEV-VPT-TransN. Le montant total de négociation n’est vraiment pas négligeable. « Sans réduire le droit aux vacances usuelles dans la branche, l’assemblée a accepté de céder un jour de vacances isolé, en participant pour une petite partie au financement du système », précise Jean‑Pierre Etique.

Présenté lors de l’assemblée générale du 22 avril, le paquet a été accepté sans opposition. Pour le SEV, cette large adhésion s’explique par la méthode suivie : « Les négociations se sont déroulées dans un esprit constructif, respectueux et transparent. C’est la clé, dans le cadre d’un bon partenariat social pour avancer dans la bonne direction ». Jean-Pierre Etique qualifie le résultat de « bon dans le contexte actuel ».

Le travail n’est toutefois pas terminé. Les annexes restantes de la CCT et la CCT elle-même devront encore être finalisées et soumises au personnel. Cela sera l’objet de l’assemblée du 19 novembre.

Mais cette étape marque déjà une avancée significative : une base salariale assainie, plus juste, et un signal clair que l’engagement collectif et la négociation syndicale portent leurs fruits chez TransN.

Yves Sancey

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